Voici le deuxième article d’une série qui va porter sur les choix typographiques d’un projet.
Aujourd’hui il s’agit de la police Cooper black, l’Américaine enjouée.

Si vous avez manquez le premier numéro de notre série voici un lien pour vous :
– Choisir la bonne typo #1 Helvetica, le culte de la grande dame suisse 

Cooper Black: L’américaine enjouée

Avant tout, pour bien comprendre une typographie, je pense qu’il est important de connaître son histoire et savoir comment elle est née.

En 1904 Oswald Bruce Cooper (1870 – 1940), fonde l’agence “Bertch & Cooper” avec l’illustrateur Fred S. Bertsh. Oswald (ou Oz), maitrise assurément l’art de la calligraphie puisqu’il est capable de dessiner un alphabet complet à main levée, avec une préférence pour les caractères Romain qui ont des empattements gras.

Ce rendant compte au fil du temps de son pouvoir visuel, il décida de la commercialiser Ainsi vu le jour la Cooper Black qui est en réalité une version plus prononcée, caricaturale de la Cooper Black old style.

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L’américaine enjouée devint rapidement en vogue. Puisqu’elle dégage quelque chose de nouveau, avec ses serifs ronds.

Son créateur mort elle tomba dans l’obcurité avec lui. Il faudra attendre environ ving cinq ans pour la revoir. Elle devint alors l’emblême des années 60, et du mouvement hippie:

Puis dans les années 70:

 

Composition : 

La Cooper black par son dessin possède une personnalité très forte et un fort charisme. Ses formes sont très solides est généreuse à l’excès. Elle possède des serifs doubles arrondis. Très visible, c’est un caractère de titrage.

Ses courbes lui donnent une allure féminine, joyeuse et chaleureuse. Alternant entre contour fort et doux, il en ressort un contraste important et une forte assise. Cependant, il faut tout de même faire attention car son utilisation est délicate. En effet elle a tendance à écraser tous les caractères qui l’entoure.

Dans les années 90, elle fut largement utilisée la rendant “cheap”, car elle était utilisée pour tout est n’importe quoi. Pour moi, cette tendance semble de nouveau s’effacer.

EasyJet  (1995)

The Koople ? (2008)