Aujourd’hui, le Blog du Webdesign vous présente Pico, un CMS pour vos projets simples ne demandant pas de bases de données.

Qu’est-ce que Pico ?

Pico est un CMS un peu particulier, dans le sens ou il est constitué uniquement de fichiers, aucune base de données n’est nécessaire. Il bat donc aisément l’installation en 5 minutes de WordPress : Decompressez-le, mettez le sur votre serveur, et c’est fini !

Structure du CSM

Pour le tour du propriétaire, je vous encourage à aller voir la structure de fichiers de Pico sur leur dépôt Github.

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Pico se présente donc en quelques fichiers et dossiers seulement.

Je passe rapidement sur vendor, lib et composer.json, les développeurs PHP savent déjà à quoi ils servent au nom (si ce n’est pas le cas, je vous encourage à vous renseigner sur composer)

Le fichier config.php est un fichier simple et bien documenté permettant d’écraser toute la configuration par défaut de Pico. Forcer le même titre sur toutes les pages, choisir le format de dates ou activer le cache, tout ce qui a trait à la configuration se passe ici.

Le dossier thèmes contient, tenez-vous bien : des thèmes ! On reste dans du très basique, mais il est tout de même possible de définir quelques formats de pages, et cela permettra un partage simple de thèmes tout fait.

Le dossier plugins contient les plugins que vous aurez ajoutés à votre application. Il n’existe que Draft et RSS comme plugins actuellement, mais la simplicité de création d’un plugin fait que nous en verrons plus assez vite, si le projet a un peu d’audience.

Enfin, le dossier content contient tout votre contenu : Vos pages et vos articles, rédigés en Markdown ou HTML. Pas de support du laTeX, un petit plugin sera à prévoir au préalable.

Avantages et inconvenients du CMS

Pico est réellement simple. Et ce, en bien comme en mal. La création de plugins est d’une simplicité enfantine (attention, pour faire un plugin, il faut tout de même connaitre le PHP. Même si la structure est limpide, elle ne fait tout de même pas le travail pour vous).

Dans le même ordre d’idées, les thèmes ne comprennent que du HTML, CSS et js. Ils sont donc simples à créer, mais en contrepartie ne sont pas très puissants, malheureusement.

Enfin, le contenu est en Markdown. Le site de Pico avance que cela rend le site très simple : pour ajouter une page ou un article, il suffit d’en écrire le contenu avec un éditeur de texte, et qui ne sait pas éditer un texte ? Eh bien, pas mal de personnes, justement. Parmi les erreurs que je peux prévoir sur un public mal informe, je vois l’ouverture des fichiers avec word, par exemple. De plus, même si le markdown est d’une simplicité enfantine, il y a toujours des réfractaires au changement.

Pour finir, sa forme en fichiers permet de le versionaliser et le déployer / sauvegarder avec git, ce qui est incroyablement plaisant. Écrivez vos articles dans le train, et mettez-les en ligne dès que vous avez du réseau !

Conclusion

Pour conclure, je dirais que Pico est un très bon CMS pour une cible assez réduite.

Vous avez envie de vous faire un blog technique, mais n’avez pas besoin de l’usine à gaz qu’est WordPress ? Pico peut être une bonne alternative aux générateurs de sites statiques comme Jekyll, car il est plus simple à appréhender.

Votre client veut un site, mais n’a pas de quoi se payer un CMS ? Pico est une bonne alternative à un site statique. Il sera plus simple à retravailler dans quelques années, et le client pourra toujours aller corriger/modifier le contenu des pages seul, s’il est un peu débrouillard.